Collèges ruraux : une victoire unitaire qui confirme les revendications de la CGT Éduc’action
La séance a été marquée par une avancée importante pour les collèges ruraux.
À la suite d’une question commune portée par la CGT Éduc’action et SUD Éducation sur le respect du cadre réglementaire du calcul des dotations horaires globales (DHG), le rectorat a été contraint de revenir sur son interprétation.
La CGT Éduc’action dénonçait la suppression des 3 heures réglementaires de dotation d’autonomie dans certaines divisions comptant moins de 10 élèves. Or, aucun texte national ne prévoit un tel seuil : l’arrêté ministériel du 19 mai 2015 attribue ces 3 heures à chaque division, indépendamment de son effectif.
Face à cette démonstration réglementaire, le rectorat a reconnu que la CGT Éduc’action avait raison sur le fond et a annoncé une rectification pour la rentrée 2026. Si l’administration continue d’estimer que ces heures devraient prioritairement être mobilisées pour les faibles effectifs, elle ne pourra plus les supprimer au mépris de la réglementation.
Cette avancée constitue une victoire importante pour les collèges ruraux et illustre l’efficacité du travail unitaire mené entre la CGT Éduc’action et SUD Éducation. Une démonstration encourageante de ce que peut produire l’unité syndicale, à quelques mois des élections professionnelles de décembre 2026.
Refus de l’affaiblissement des établissements ruraux
Cette question fait écho à une autre décision contestée par la CGT Éduc’action : la suppression du poste de principal adjoint au collège Anne Frank de Brives-Charensac. Une nouvelle fois, les établissements ruraux apparaissent comme des variables d’ajustement budgétaire, alors même que les missions des équipes de direction ne diminuent pas avec les effectifs. La réduction des moyens se traduit par une dégradation des conditions de travail de l’ensemble des personnels et affaiblit le service public d’éducation dans les territoires.
La CGT Éduc’action réaffirme son exigence de moyens pérennes pour les collèges ruraux et son attachement à un service public d’éducation de proximité, garantissant les mêmes droits à tous les élèves, quel que soit leur territoire.
Collèges en progrès : un dispositif vidé de son sens
La CGT Éduc’action est revenue sur les annonces du rectorat concernant le dispositif « Collèges en progrès ».
Alors que les groupes de travail du CSA de janvier avaient laissé entendre que ces moyens pourraient permettre de consolider des postes fragiles grâce à des heures-postes, le rectorat a finalement annoncé que les moyens seraient exclusivement attribués sous forme d’heures supplémentaires.
Cette décision remet en cause les échanges menés avec les équipes pendant plusieurs mois. La CGT Éduc’action a rappelé que les personnels avaient participé à quatre demi-journées de travail avec la perspective d’obtenir des moyens pérennes. Beaucoup ne se seraient pas autant investis si cette orientation avait été connue dès le départ.
La CGT a également dénoncé les contradictions de l’administration, rappelant que certains DASEN avaient eux-mêmes demandé aux établissements de faire remonter leurs besoins en heures supplémentaires, tout en laissant croire que des heures-postes restaient envisageables.
Gérard Philipe : une réponse toujours insuffisante
La CGT Éduc’action a de nouveau alerté sur la situation du collège Gérard Philipe, dont l’IPS particulièrement faible le place parmi les collèges dits « aberrants ».
Si ce classement ouvre droit à quelques moyens supplémentaires et à une indemnité, celle-ci reste très éloignée de la prime REP+, alors même que les difficultés sociales sont comparables. Surtout, les personnels administratifs, les AED, les AESH et les personnels de santé sont totalement exclus de ce dispositif.
La CGT continue de revendiquer un classement en REP+ afin de répondre réellement aux besoins de l’établissement et de garantir une reconnaissance équitable de l’ensemble des personnels.


