Des besoins en FLS toujours aussi importants
Les ajustements présentés lors de ce CSAA rappellent que les besoins en FLS et en accompagnement des élèves allophones sont importants et nécessaires dans notre académie.
Les réétiquetages de postes FLE dans deux collèges clermontois illustrent la nécessité de consolider ces dispositifs plutôt que de les gérer au fil des vacances de postes.
Stabiliser les équipes pour garantir la réussite des élèves
La majorité des dispositifs fonctionne grâce à des collègues contractuel·les. Cette précarité des dispositifs, et donc des personnels, est contradictoire avec les besoins des élèves accueillis. Les élèves allophones nouvellement arrivés connaissent souvent des parcours migratoires complexes, marqués par des ruptures de scolarité, l’exil ou parfois des événements traumatiques. Ils et elles ont besoin de repères stables et d’un accompagnement dans la durée. La stabilité des équipes est donc une condition essentielle de leur réussite.
Un premier degré insuffisamment doté
Le nombre de dispositifs nous questionne. L’académie dispose de seulement 21,75 équivalents UPE2A dans le premier degré contre 59,5 équivalents dans le second degré. Cet écart est difficilement compréhensible alors même que les besoins sont importants dans les écoles.
C’est dans les premières années de scolarisation que se construisent les apprentissages fondamentaux et que l’acquisition du français constitue un levier essentiel pour la réussite scolaire. Renforcer les moyens dans le premier degré permettrait d’accompagner les élèves au plus tôt et d’éviter que certaines difficultés ne s’installent durablement.
Garantir les moyens de fonctionnement des UPE2A
Nous alertons également sur les conditions de fonctionnement des UPE2A. Les moyens horaires attribués aux dispositifs doivent être sanctuarisés et intégralement consacrés à leurs missions. Dans plusieurs situations, les collègues nous font remonter des difficultés liées à l’utilisation de ces heures pour d’autres besoins de l’établissement ou à des organisations qui réduisent de fait le temps consacré aux élèves allophones.
Assurer la pleine intégration des personnels
Nous rappelons également que les personnels exerçant en UPE2A doivent être pleinement intégrés au fonctionnement des écoles et des établissements. Trop souvent encore, ils et elles ne disposent pas des outils nécessaires à l’exercice de leurs missions : accès à l’ENT, à Pronote, aux listes d’élèves, aux outils de suivi ou aux espaces numériques de travail. Cette situation complique le suivi pédagogique, les relations avec les familles et la coordination avec les équipes éducatives.
Nos revendications
La CGT Éduc’action demande un renforcement significatif des moyens consacrés aux UPE2A, particulièrement dans le premier degré, la création de postes pérennes permettant de stabiliser les équipes, la garantie de l’intégralité des moyens horaires attribués aux dispositifs ainsi que la pleine intégration des personnels UPE2A dans le fonctionnement des écoles et des établissements.

