Moyens provisoires de rentrée 2026 : la CGT Éduc’action exige des créations de postes pérennes 

​🔴 ​Personnels de laboratoire

​👉​Document rectoral

L’attribution de 5 ETP de moyens provisoires de laboratoire répartis dans huit établissements démontre que l’administration reconnaît l’existence de besoins supplémentaires. Pour la CGT Éduc’action, cette reconnaissance doit se traduire par la création de postes pérennes. Le recours à des demi-postes ou à des moyens temporaires ne constitue pas une réponse satisfaisante à des besoins qui relèvent du fonctionnement normal et permanent des laboratoires.

Les personnels de laboratoire jouent un rôle indispensable dans la préparation des travaux pratiques, le bon déroulement des enseignements scientifiques et technologiques ainsi que la sécurité des élèves et des personnels. Ils doivent disposer de moyens stables, à la hauteur des missions qui leur sont confiées.

Dans le même temps, les postes de laboratoire en collège continuent d’être supprimés au fil des départs à la retraite. Cette politique fragilise progressivement l’enseignement expérimental.

La situation du collège Gérard Philipe illustre cette logique. La suppression du poste d’aide de laboratoire privera les élèves de travaux pratiques préparés en sciences. Or la manipulation et l’expérimentation constituent des leviers essentiels pour les apprentissages et pour susciter des vocations scientifiques. Dans un collège qualifié lui-même « d’aberrant » par le ministre en raison de ses difficultés, cette suppression représente également la perte d’un adulte supplémentaire au sein de l’établissement.

La CGT Éduc’action demande l’arrêt des suppressions de postes en collège et la transformation des moyens provisoires en emplois définitifs.

 

🔴Personnels administratifs en EPLE

​👉​Document rectoral

Ce document illustre une gestion essentiellement comptable des moyens administratifs. Les dotations reposent sur des indicateurs théoriques et des écarts à des normes académiques sans prendre suffisamment en compte les réalités de terrain.

Pourtant, les missions administratives ne diminuent pas mécaniquement avec les effectifs. La gestion des personnels, des élèves, des familles, des examens, des bourses, des stages, de l’inclusion ou encore des relations avec les collectivités demeure largement incompressible et ne cesse de se complexifier.

De nombreux établissements restent durablement sous-dotés par rapport à la dotation théorique définie par l’administration elle-même.

Ainsi :

  • le collège Jules Romains d’Ambert ne dispose que de 2,5 ETP pour une dotation théorique de 2,83 ETP ;
  • le collège Les Prés à Issoire accuse un déficit de 36,2 % avant l’attribution d’un moyen provisoire ;
  • le collège Anatole France de Gerzat ne bénéficie que de 3 ETP pour un besoin évalué à 3,98 ETP ;
  • le collège Teilhard de Chardin à Chamalières ne retrouve un niveau proche de la dotation théorique qu’au moyen d’un poste provisoire ;
  • dans le Cantal, le collège Jean Ferry d’Aurillac présente un déficit d’environ 22 % ;
  • en Haute-Loire, le collège Jules Romains de Saint-Julien-Chapteuil est sous-doté de plus de 55 % avant compensation provisoire.

Ces exemples montrent que l’administration reconnaît les besoins des établissements mais choisit de ne pas les couvrir par des postes pérennes. Les établissements ne fonctionnent alors que grâce à des ajustements temporaires ou au prix d’une surcharge de travail supportée par les personnels administratifs.

La situation des petits collèges ruraux appelle également une vigilance particulière. Le maintien de deux postes administratifs correspond souvent au strict minimum permettant simplement d’assurer l’ouverture quotidienne des services. Cette approche ne prend pas en compte l’isolement géographique, les difficultés de remplacement ni l’augmentation constante des tâches administratives.

Pour la CGT Éduc’action, les personnels administratifs ne peuvent continuer à servir de variable d’ajustement budgétaire. Derrière chaque poste se trouvent l’accueil des familles, le suivi des dossiers des élèves, la gestion financière, l’accompagnement des équipes pédagogiques et le fonctionnement quotidien des établissements.

La CGT Éduc’action revendique des créations de postes pérennes permettant de couvrir les besoins réels des établissements et d’améliorer durablement les conditions de travail des personnels ATSS.

 

🔴Personnels administratifs des CIO

​👉​Document rectoral

L’attribution de 3 ETP supplémentaires dans les CIO constitue une reconnaissance des difficultés rencontrées par les services d’orientation. Toutefois, ces moyens restent provisoires alors que les besoins sont permanents.

Les Centres d’information et d’orientation assurent une mission essentielle d’accompagnement des élèves, des étudiant·es et des familles dans un contexte où les enjeux d’orientation, de décrochage scolaire et de santé mentale prennent une importance croissante.

Le fait que seuls les CIO de Clermont-Ferrand, Riom, Moulins, Vichy et Montluçon bénéficient de renforts temporaires révèle les fortes tensions qui existent dans les services d’orientation de l’académie, alors même que les inégalités territoriales demeurent importantes, notamment dans les secteurs ruraux.

La CGT Éduc’action demande des créations de postes pérennes garantissant un véritable service public de proximité sur l’ensemble du territoire académique.

 

🔴Personnels assistants de service social

​👉​Document rectoral

L’attribution de 2,8 ETP provisoires d’assistants de service social (1 ETP dans le Cantal et 1,8 ETP dans le Puy-de-Dôme) traduit la reconnaissance des besoins croissants liés à la précarité sociale, aux difficultés rencontrées par les familles et aux situations de plus en plus complexes auxquelles sont confrontés les établissements.

Ces moyens demeurent néanmoins insuffisants et précaires puisqu’ils ne répondent pas durablement à des besoins structurels.

Pour la CGT Éduc’action, cette dotation confirme le sous-dimensionnement chronique des services sociaux de l’Éducation nationale. Elle réaffirme la nécessité de créer des postes pérennes, de renforcer le maillage territorial et d’améliorer les conditions d’exercice des personnels afin de garantir un accompagnement de qualité pour l’ensemble des élèves.

 

🔴Personnels infirmiers

​👉​Document rectoral

L’attribution de 10,5 ETP provisoires de personnels infirmiers met en évidence l’ampleur des besoins en santé scolaire dans l’académie.

La santé mentale des élèves constitue aujourd’hui un enjeu majeur. Les demandes liées à l’anxiété, au mal-être, aux conduites à risque ou aux situations de crise connaissent une progression constante depuis plusieurs années.

Pourtant, les moyens accordés restent temporaires alors que ces besoins sont désormais durables.

Cette situation est aggravée par la mutualisation croissante des infirmières et infirmiers scolaires, contraints d’intervenir sur plusieurs établissements, voire dans des écoles du premier degré. Cette organisation réduit leur disponibilité auprès des élèves, limite le suivi des situations les plus fragiles et diminue le temps consacré aux actions de prévention et d’éducation à la santé.

Pour la CGT Éduc’action, ces 10,5 ETP supplémentaires constituent la reconnaissance d’un manque réel de personnels, mais ils ne sauraient remplacer les créations de postes pérennes indispensables pour garantir une présence infirmière de proximité dans chaque établissement et répondre efficacement aux enjeux de santé publique, de prévention et de bien-être des élèves.

CGT Éduc'action Clermont-Ferrand