La CGT Éduc’action poursuit la défense des personnels du GRETA
Lire toutes les questions CGT posées lors de ce CSA-A
Lors du CSA académique du 29 juin 2026, la CGT Éduc’action a de nouveau porté la situation préoccupante du GRETA Auvergne. Depuis plusieurs mois, nous alertons sur les difficultés rencontrées par les personnels, la dégradation des conditions de travail et le manque de transparence dans le suivi de la réorganisation du GRETA académique.
Une exigence de transparence
Lors du Groupe de travail GRETA du 9 juin, l’administration s’était engagée à transmettre aux organisations syndicales les documents présentés en séance. Au CSA académique, nous avons constaté que cet engagement n’avait toujours pas été respecté.
L’administration nous a indiqué que ces documents seraient finalement transmis dans le cadre du groupe de travail régional annoncé pour le 3 juillet. Pour la CGT Éduc’action, le dialogue social ne peut fonctionner que si les représentant·es des personnels disposent des documents suffisamment en amont des réunions afin de pouvoir les analyser et consulter les collègues.
Une crise qui ne peut plus être niée
Nous avons interrogé le Rectorat sur les nombreuses ruptures conventionnelles et ruptures de contrats évoquées lors du groupe de travail du 9 juin. La CGT ayant accompagné de nombreux·ses collègues ces dernières années.
Nous avons également demandé si le fonds mutualisé destiné notamment à l’accompagnement des ressources humaines avait été mobilisé afin d’accompagner les personnels confrontés à cette situation.
La réponse apportée par l’administration a été particulièrement limitée, renvoyant cette question au niveau du CRAFCA. Cette absence de réponse sur l’utilisation effective de ce fonds ne permet pas aujourd’hui de savoir quels moyens ont réellement été mobilisés pour accompagner les personnels.
Pourtant, les chiffres communiqués lors du précédent CSA académique confirment une situation préoccupante :
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2 ruptures conventionnelles en 2024 ;
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3 ruptures conventionnelles en 2025 ;
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déjà 3 ruptures conventionnelles recensées au 19 mars 2026 ;
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3 démissions en 2024 ;
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2 démissions en 2025.
Ces départs successifs traduisent un malaise que la CGT Éduc’action dénonce depuis plusieurs années.
Face à cette situation, la CGT Éduc’action a demandé la convocation d’un nouveau groupe de travail consacré exclusivement au GRETA.
L’accès au registre Santé et Sécurité au Travail doit être garanti
Plusieurs collègues du GRETA nous ont signalé qu’ils et elles ne pouvaient pas accéder au registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) en ligne.
Interrogée par la CGT Éduc’action, l’administration a indiqué que cette situation relevait d’un cadrage national.
Cette réponse ne saurait clore le sujet. Si les personnels du GRETA ne peuvent pas accéder au RSST, ils et elles sont privés d’un outil essentiel leur permettant de signaler des risques ou des difficultés liées à leurs conditions de travail. La CGT Éduc’action poursuivra ses interventions afin que l’ensemble des personnels bénéficie des mêmes droits en matière de santé et de sécurité au travail.
Les fiches de poste doivent être communiquées
Nous avons également demandé la transmission des fiches de poste des salarié·es du GRETA Auvergne.
Ces documents sont indispensables pour permettre aux personnels comme à leurs représentant·es de connaître précisément les missions confiées, les responsabilités exercées et les évolutions de l’organisation.
Une évaluation qui confirme nos interrogations
Lors du CSA académique du mois de mars, l’administration avait confirmé la mise en place d’une évaluation du GRETA Auvergne et du GIP FCIP, conduite par des experts issus d’une autre région académique.
Cette démarche, présentée comme un diagnostic deux ans après la création du GRETA académique unique, confirme que l’organisation actuelle soulève elle-même de nombreuses interrogations.
La CGT Éduc’action veillera à ce que les conclusions de cette évaluation soient effectivement présentées en CSA académique, comme cela nous a été annoncé.
Les GRETA également défendus en F3SCT académique
Notre mobilisation ne s’est pas limitée au CSA académique. Lors de la F3SCT académique du 23 juin 2026, la CGT Éduc’action a défendu les droits des personnels du GRETA en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.
Nous avons proposé qu’une prochaine visite de la F3SCT soit organisée dans un établissement accueillant un GRETA afin d’évaluer concrètement les conditions de travail des personnels et les risques professionnels auxquels ils et elles sont exposés.
Au cours des échanges, le secrétaire général a tenté d’exclure les GRETA du champ de compétence de la F3SCT académique. La CGT Éduc’action s’y est opposée en rappelant que les personnels du GRETA travaillent très souvent dans les mêmes locaux que les établissements scolaires et doivent bénéficier des mêmes droits en matière de prévention des risques professionnels.
Nous avons également rappelé que les signalements concernant les personnels du GRETA doivent être pris en compte par l’instance. Pour la CGT Éduc’action, il ne peut exister de personnels « hors champ » en matière de santé et de sécurité au travail. Cette question reste entière et nous continuerons à la porter dans les prochaines instances.
Lire l’intégralité de notre compte-rendu de la F3SCT A du 23 juin 2026
La CGT Éduc’action restera mobilisée
Depuis la création du GRETA académique, la CGT Éduc’action n’a cessé d’alerter sur les conséquences des réorganisations successives : perte de proximité, difficultés de fonctionnement, multiplication des départs, inquiétudes des personnels et manque de lisibilité de l’organisation.
Les réponses apportées lors du CSA du 29 juin montrent que plusieurs dossiers restent ouverts et que de nombreuses questions demeurent sans réponse précise.
Nous continuerons à porter les revendications des personnels :
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un dialogue social réel et transparent ;
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la communication systématique des documents préparatoires ;
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un accompagnement RH effectif des personnels en difficulté ;
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des conditions de travail respectueuses des agent·es ;
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un suivi régulier de la situation du GRETA dans les instances académiques.
La CGT Éduc’action restera pleinement mobilisée pour défendre les personnels et le service public de la formation tout au long de la vie.
Lire le communiqué intersyndical national : La destruction des GRETA s’accélère


