Dès cette rentrée, ne confinons pas nos revendications !

Annulation de l'hommage à Samuel Paty
Protocole sanitaire inadapté :
Un mépris intolérable pour les personnels !

UNE IMPRÉPARATION INACCEPTABLE !

Suite à l’assassinat de notre collègue Samuel Paty le jour des vacances d’automne, le gouvernement s’était engagé à lui rendre un hommage national le 2 novembre prochain, jour de la rentrée, dans l’ensemble des écoles et établissements scolaires. 

Le ministère de l’Éducation nationale voulait organiser un moment solennel fait de recueillement, de partage et de transmission, le tout élaboré avec les équipes et les collectivités territoriales. Si cette entreprise était louable et nécessaire, elle s’est heurtée à une impréparation institutionnelle et une communication ministérielle très lacunaire et terriblement tardive. Ainsi, les personnels, les familles et l’ensemble des acteur-trices n’ont pu s’en emparer et préparer au mieux cette rentrée extraordinaire car à deux jours de cet évènement, personne n’était en capacité de dire ce qu’il allait se passer réellement lundi faute d’information officielle. 

Dans l’après-midi du vendredi 30 octobre sur le sujet, les organisations syndicales et le grand public apprennent par les médias ou les réseaux sociaux que l’hommage national à Samuel Paty est suspendu. 

STOP AU MÉPRIS !


Pour la CGT Éduc’action, il est intolérable qu’à deux jours de la rentrée, et après deux semaines de vacances, les personnels et les familles apprennent son annulation précipitée. 

D’autres choix étaient possibles comme le report de la rentrée d’une journée demandée par la CGT Éduc’action. 

Notre organisation demande à ce que le mépris du gouvernement et du ministère à l’égard des personnels cesse. Il est tout aussi inadmissible de laisser ouvert les écoles et établissements scolaires sans véritables garanties sanitaires pour les personnels et les élèves accueilli-es. 

Les personnels de l’Éducation nationale ne peuvent pas être de simples variables d’ajustement au maintien de l’économie de marché. 

UN PROTOCOLE "RENFORCÉ" ?

Jean-Michel Blanquer a mis en place un protocole soi-disant renforcé. Hormis le port du masque dès 6 ans, ce nouveau protocole ne change rien ! 

Sans réduction des effectifs et sans conditions matérielles supplémentaires pour les personnels, il est impossible de faire respecter tous les gestes barrières. 

Comment croire que nous serons en capacité de gérer plusieurs services de restauration scolaire, d’éviter les brassages de grands groupe-classes, de ventiler efficacement les locaux ? 

D'AUTRES CHOIX ÉTAIENT ET SONT ENCORE POSSIBLES

La CGT Éduc’action rappelle que des mesures concrètes et immédiates étaient à prendre dès le printemps par le biais d’un plan d’urgence pour recruter massivement des personnels afin de diminuer les effectifs par classe (et permettre par exemple d’accueillir tou-tes les élèves de lycées), trouver des solutions pour compenser l’insuffisance de salles, multiplier les groupes dans les écoles et établissements, permettre la distanciation physique, l’aération des locaux ou le lavage régulier des mains et permettre la prise en compte pédagogique des difficultés des élèves engendrées par le confinement. 

Le gouvernement a préféré rester sourd à nos revendications qui montrent aujourd’hui leur importance.