CSA académique du 29 juin 2029 – AED : contrats de 3 ans, CDI, moyens La CGT fait bouger les lignes

Depuis plusieurs mois, la CGT Éduc’action porte au CSA académique la question de la précarité des AED et de la nécessité de sécuriser leurs parcours professionnels.

Alors que les AED ont été fortement mobilisés pour leurs conditions de travail, l’absence de reconnaissance de leurs missions, et l’accès à un statut de fonctionnaire, la CGT Éduc’action a imposé ce sujet à l’ordre du jour du CSA.

Nous avons rappelé que les contrats courts fragilisent les personnels, déstabilisent les équipes de vie scolaire et empêchent les AED de se projeter dans leurs missions pourtant essentielles au fonctionnement des établissements.

1- Une première avancée : le rectorat ouvre la porte aux contrats de trois ans

La CGT Éduc’action a porté un vœu demandant que les contrats AED puissent être conclus pour une durée de trois ans pour les personnels volontaires.

Vœu CGT Éduc’action :
Le CSA académique demande au rectorat que les contrats AED soient conclus pour une durée de trois ans, pour les AED volontaires, afin de les sécuriser dans leurs missions et de garantir une stabilité des équipes de vie scolaire.

Si le rectorat n’a pas encore apporté une réponse définitive, la discussion a permis une avancée importante : la rectrice a reconnu que cette demande était « logique » et a annoncé vouloir engager une concertation avec les chefs d’établissement.

Pour la CGT Éduc’action, cette ouverture est le résultat de la mobilisation des AED et de l’action syndicale menée depuis plusieurs mois. Nous continuerons à porter cette revendication jusqu’à son aboutissement : les AED doivent pouvoir bénéficier de contrats sécurisés et non d’une succession de contrats précaires.

2- CDI des AED : la CGT obtient une reconnaissance du problème des baisses de quotité

La CGT Éduc’action et la FSU ont également interpellé le rectorat sur les situations d’AED dont la quotité de travail est diminuée lors du passage en CDI.

La rectrice a reconnu que cette pratique constituait un manque de respect pour les personnels concernés.

Cette reconnaissance constitue un point d’appui important : la CGT Éduc’action rappelle que la CDIsation ne doit pas être un simple changement administratif mais doit permettre une réelle sécurisation des parcours.

Nous avons cependant rappelé que cette question ne pouvait être dissociée des difficultés rencontrées actuellement par de nombreux AED confrontés aux incertitudes de renouvellement de contrat en cette fin d’année.

La CGT continuera à exiger :

  • des contrats de trois ans ;
  • une véritable sécurisation des emplois ;
  • le respect des personnels qui assurent chaque jour le fonctionnement des vies scolaires.
  • La CDIsation de tou·tes les AED volontaires

👉Lire nos questions et nos voeux

3- AED : le rectorat assume une gestion comptable, la CGT dénonce les suppressions de moyens

👉 Documents rectoraux

Le rectorat justifie la préparation tardive de la rentrée par une annulation de 195 ETP au niveau national. Il affirme maintenir une dotation globale stable, tout en reconnaissant une situation de surconsommation des moyens.

La réalité présentée dans les documents transmis est pourtant très éloignée des besoins du terrain.

La CGT Éduc’action a dénoncé une gestion « à flux tendu », avec des ajustements permanents de quelques dixièmes d’ETP qui ne répondent pas aux difficultés rencontrées dans les établissements.

Derrière les chiffres, ce sont des personnels en moins dans les vies scolaires, alors même que les missions augmentent :

  • suivi des élèves ;
  • prévention des violences ;
  • accompagnement éducatif ;
  • gestion des situations complexes ;
  • participation aux projets éducatifs.

Éducation prioritaire : la CGT dénonce des choix incompréhensibles

La CGT Éduc’action a particulièrement alerté sur les suppressions touchant les établissements relevant de l’éducation prioritaire.

Les baisses annoncées concernent notamment :

  • collège Albert Camus : -0,9 ETP ;
  • collège La Charme : -2 ETP ;
  • collège Baudelaire : -1,1 ETP ;
  • collège Jean Zay à Montluçon : -1.2 ETP

Ces suppressions auront également des conséquences sur les écoles de secteur, alors que les AED jouent un rôle essentiel dans la prévention, l’accompagnement des élèves et la construction de projets éducatifs.

Pour la CGT Éduc’action, ces décisions sont en contradiction totale avec l’objectif affiché de lutte contre les inégalités scolaires.

Les établissements qui accueillent les élèves les plus fragiles devraient bénéficier de moyens renforcés, pas de nouvelles suppressions.

Des établissements déjà fragilisés encore pénalisés

La CGT Éduc’action a alerté sur plusieurs baisses importantes :

  • Lycée Jean Monnet – Aurillac : -1,5 ETP ;
  • Lycée Lafayette – Clermont-Ferrand : -1,2 ETP, alors que les équipes font face à un climat scolaire dégradé et à des épisodes de violence envers les personnels ;
  • Lycée Jean Zay – Montluçon : -1,2 ETP ;
  • LP Roger Claustre : -1 ETP ;
  • Collège Blaise Pascal : -1 ETP ;
  • Collège Jules Verne – Montluçon : -1 ETP ;
  • Lycée Albert Einstein – Montluçon : -0,9 ETP ;
  • Lycée Virlogeux – Riom : -0,6 ETP.

La situation du collège Lucie Aubrac a également été rappelée : malgré des faits graves de violence et une mobilisation importante des personnels, aucune amélioration de moyens n’est prévue.

Tranquillité scolaire : des annonces qui ne remplacent pas des moyens pérennes

Le rectorat confirme le maintien de 10 ETP liés au plan « tranquillité scolaire ».

La CGT Éduc’action interroge cependant ces dispositifs ponctuels qui ne doivent pas masquer le manque structurel de personnels.

Derrière les annonces institutionnelles, ce sont bien des équipes de vie scolaire complètes et stables dont les établissements ont besoin.

La CGT éduc’action reste mobilisée

Grâce à la mobilisation des personnels et à l’action de la CGT Éduc’action, la question de la sécurisation des AED progresse dans le débat académique : mise en place d’une grille de salaire pour les AED CDIsé·es, élaboration d’un guide académique.

La reconnaissance par la rectrice du problème des baisses de quotité lors des passages en CDI, ainsi que l’ouverture d’une concertation sur les contrats de trois ans, constituent des points d’appui importants obtenus dans le cadre de nos interventions répétées en CSA académique.

Ces avancées restent cependant à concrétiser et à transformer en droits effectifs pour les personnels.

La CGT Éduc’action continuera de se battre pour :

  • des contrats AED de trois ans ;
  • la fin de la précarité comme mode de gestion ;
  • la titularisation de tou·tes les AED sans condition de concours ni de nationalité pour les AED volontaire ;
  • La reconnaissance du travail de nuit 1h de travail = 1h travaillée !
  • des salaires et des conditions de travail dignes ;
  • une école publique dotée des moyens nécessaires à la hauteur de ses missions.
CGT Éduc'action Clermont-Ferrand