Carte scolaire : rien avant la fin des municipales

La carte scolaire : le jeu de l’austérité !  Dans l’Allier c’est MOINS 11 postes + 3 sur nos moyens propres pour dégager les 3 postes prévus pour les PAS (pôles d’appui à la scolarité)

La carte scolaire ne sera connue que le 23 mars lors du CSA.

La carte scolaire aborde : « Le nombre moyen d’élèves accueillis par classe et le nombre des emplois par école […] compte tenu des orientations générales fixées par le ministre chargé de l’éducation, en fonction des caractéristiques des classes, des effectifs et des postes budgétaires qui lui sont délégués, et après avis du comité technique départemental ». Il faut donc comprendre que c’est la discussion autour de l’application concrète de l’austérité, peu importe les conséquences sur les élèves et les travailleurs de l’éducation. D’ailleurs l’objectif est clair : supprimer 4 000 postes d’enseignant·es dont 2 400 dans le premier degré. Pour cela, leur ligne est claire : fermer le plus de classe possible. Déjà l’an dernier la ligne est claire : dégager le plus possible de postes classe afin de recréer la brigade de remplacement. Nos conditions de travail se dégradent, on pourra renforcer avec les brigades (dont on a effectivement besoin) mais les collègues continueront à être contraints de s’arrêter face à une désorganisation de notre travail, à une inclusion sans moyen .

Là dessus, la baisse démographique a bon dos. Elle permet de justifier d’arriver à un certain seuil pour fermer une classe comme si c’était automatique et logique.  Alors que l’on pourrait justement en profiter pour accueillir moins d’élèves par classes, mieux répondre à leurs besoins et offrir de meilleures conditions d’apprentissages. 

Une austérité à deux vitesses : l’éducation paie la facture

L’armée et la police voient leurs budgets augmenter. On finance des bombes et des armes pendant que la situation de l’éducation se dégrade, que les hôpitaux craquent, que la culture se voit attaquée…

De l’argent, il y en a, 135 milliards d’euros c’est le bénéfice des entreprises du CAC 40 de 2025, 200 milliards c’est le montant des niches et exonérations fiscales des grandes entreprises. On a donc largement de quoi maintenir des classes et de financer des ouvertures. 

Aucune fermeture de classe : 

Pour cette rentrée de 2026 et pour les années à venir, il faut le dire clairement : aucune fermeture de classe ne doit être acceptée. Si il y a moins d’élèves, tant mieux, cela fera de meilleurs conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour nous. 

Il faut donc refuser catégoriquement toute proposition de fermeture et s’organiser avec les collègues du département pour les refuser. Au-delà des fermetures nous devons nous organiser largement avec les maires et les parents d’élèves pour ne pas subir mais agir.

Une assemblée générale des personnels est prévue le mercredi 11 mars à 14H30 (salle de la ligue de l’enseignement, rue des geais) suivie d’un rassemblement est prévu le mercredi 11 devant la préfecture, ce sera la protestation contre l’ “omerta” sur les décisions de carte scolaire jusqu’au second tour le 22 mars, mais toutes les revendications concernant le budget, les dotations des établissements du second degré, doivent pouvoir s’y exprimer.

 

 

CGT Éduc'action Clermont-Ferrand