Pour le relogement et la régularisation de la famille à l’école Aristide Briand

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL

Mardi 24 février 2026, les parents d’élèves et personnels de l’école Aristide Briand,mobilisés depuis des semaines par la situation dramatique d’une mère, jetée à la rue avec ses deux enfants en bas âge, ont pris l’initiative d’investir les locaux scolaires et d’éviter qu’elle et ses deux enfants ne dorment dehors.

Cette femme est sous le coup d’une mesure d’obligation de quitter le territoire français. Hébergée dans un logement affecté par le conseil départemental jusqu’aux trois ans de son deuxième enfant, elle risquait, à la date anniversaire des trois ans de son fils, d’être jetée à la rue sans solution d’hébergement alternative.

Malgré la mobilisation en amont de la communauté des parents et personnels de l’école Aristide Briand pour anticiper ce risque et l’éviter, notamment en alertant les services de l’Etat présumés compétents en la matière, le 17 février 2026, date anniversaire des trois ans de son petit, cette mère de famille, cette mère de famille en situation irrégulière, est impitoyablement expulsée de son logement, et se retrouve à la rue avec ses valises et ses deux gosses.

La famille n’a plus de solution et se retrouve dans la rue le 24 février 2026.Tel est le réel dans la France de 2026l’État, représenté localement par la préfecture, et le
Conseil départemental du Puy-de-Dôme permettent, tolèrent et même organisent le fait qu’une femme et ses deux enfants de 3 et 5 ans dorment à la rue.Pour faire obstacle à l’inhumanité caractérisant l’implacable marche administrative, et brisant de la plus belle des manières le mur de l’indifférence, les parents et personnels d’Aristide Briand ont accompli une action qui les honore toutes et tous. Ils ont pris l’initiative d’offrir un hébergement à cette famille en mettant à sa disposition un local non utilisé au sein même de l’école.

Avec quelques jours de retard, ils ont même eu l’infinie délicatesse de fêter dans ce logement d’infortune les trois ans du petit.

Geste simple et efficace, comme le sont tous les gestes authentiques d’humanité.

Geste de lutte, sans violence et d’une force inouïe.

Geste qui fait renaître l’espoir chez ceux et celles qui en ont pris connaissance.

Geste courageux en ces temps où des institutions, moralement déboussolées, sont davantage enclines à suspecter et pourchasser les gestes d’humanité plutôt qu’à les saluer.

Qu’ils en soient toutes et tous infiniment remerciés.

Les organisations signataires exigent la régularisation et le relogement immédiat de la famille.


Signataires : CGT éduca’ction63, FSU 63,SNUIPP-FSU 63, Sud éducation 63.

CGT Éduc'action Clermont-Ferrand