Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroître les liens avec le monde économique. L’entreprise serait formatrice et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle initiale. Alors que les décès se sont multipliés ces derniers mois, la dangerosité des stages est niée. Les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Le plan Santé Travail 2026/2030 manque d’ambition et déresponsabilise le patronat. Si du côté de la ministre déléguée le droit de retrait est évoqué, son éventuelle adoption est renvoyée aux conclusions d’un « conseil national de la refondation pour l’attractivité de la voie professionnelle » qui semble mort-né ! Il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Nous les avons portées dans les séances du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle consacrées aux PFMP et à la réécriture de la circulaire de 2016. Le ministre doit rendre ses arbitrages mi-septembre. Pour l’instant la sécurisation des PFMP n’est envisagée que du point de vue de la prévention, sans véritables moyens ni heures dédiées. Autant dire que c’est insuffisant et qu’il est indispensable de se mobiliser pour obtenir une diminution et une réelle sécurisation des PFMP!…


