Intervention de la CGT lors du CSA académique du 24 mars 2026
Documents rectoraux
- Note relative au mouvement des postes administratifs et techniques de laboratoire du BOP 141 pour la rentrée 2026
- Suppressions/créations personnels administratifs
- Suppressions/créations personnels techniques
- Personnels administratifs – Réhaussement de SAENES en AAENES
- Personnels administratifs – Réhaussement de ADJAENES en SAENES
- Enquête – Bilan LDG mobilité 2025 – Personnels ATSS
Les documents présentés dans ce CSA académique confirment une nouvelle fois une politique de gestion des ressources humaines sous contrainte, qui ne répond ni aux besoins du service public d’éducation, ni aux attentes des personnels.
Une logique globale de pénurie organisée
Le schéma d’emplois 2026 acte une suppression nette de poste sur le BOP 141, avec une répartition de +3 postes administratifs et –4 postes techniques de laboratoire.
Derrière ces chiffres, la réalité est claire : une gestion comptable qui organise la pénurie.
La suppression des agent·es de labo en collège
La CGT éduc’action dénonce la suppression systématique des postes d’aide laboratoire dans les collèges. Nous avons déjà dénoncé de manière intersyndicale ses suppressions durant le GT qui a traité ce point. Les agent·es de laboratoire en collège sont un appui précieux pour permettre la mise en place des TP. Ils et elles permettent au TP d’avoir lieu. Les aides labo sont aussi indispensables pour garantir la sécurité.
La réponse de l’ISST sur cette question transmise par la secrétaire générale en charge des moyens n’est pas satisfaisante.
La CGT exige que la FSSS-CT Académique se saisisse sérieusement de cette question et propose un vœu au CSA académique.
Voeu 1 : texte d’avis pour le CSA A concernant la suppression des agent·es de labo en collège
Au regard des informations récemment délivrées aux représentant·es des personnels en CSA –A lors du groupe de travail du 12 mars 2026, informations relatives à la décision de supprimer dans les années à venir tous les postes d’agent·es de laboratoire dans tous les collèges de l’académie, les représentant·es du CSA-A demandent la tenue, dans les plus brefs délais, d’une FSSSCT-A dédiée à la question des risques professionnels potentiellement impliquées par cette décision.
En effet, la disparition de tous les postes d’agent·es de laboratoire dans les collèges ne saurait être regardée autrement que comme une mesure modifiant de manière substantielle le travail dans les collèges. A moins de considérer le travail des agent·es de laboratoire comme inutile, il est donc évident que leur disparition impactera le travail des collègues avec lesquels iels travaillent actuellement.
Comment et auprès de qui la charge de travail que ces agent·es, destiné·es à disparaître, assurent actuellement sera-t-elle répartie ?
Par ailleurs, nul n’ignore, puisque nous disposons à cet égard des rapports de l’ISST sur plusieurs années, qu’une problématique de produits dangereux existe dans les établissements scolaires.
La disparition des agent·es de laboratoire en tant qu’acteurs·trices de terrain pouvant agir à la réduction de ce risque, comporte donc en elle-même le risque d’une aggravation de ce risque déjà existant et documenté par l’ISST.
Par ces motifs, les membres du CSA-A demandent la tenue d’une FSSSCT-A exceptionnelle afin qu’elle délibère des actions à envisager pour évaluer et prévenir les risques professionnels impliqués dans la décision rectorale de suppressions de tou·tes les agent·es de laboratoire dans les années à venir.
Dans la mesure où cette décision est prise à l’échelle académique et non pas départementale les membres du CSA-A considèrent que c’est bien au niveau de la FSSSCT-A que cette question doit être délibérée, et ce, bien que les collèges entrent dans le périmètre d’action des FSSSCT-D.
Voeu voté à l’unanimité
Directive ministérielle ?
Réponse du rectorat : mouvement global dans les académies.
Dans le Cantal, la refonte de la carte comptable
Elle conduit à des suppressions concentrées, notamment au lycée Monnet-Mermoz à Aurillac, avec 2 suppressions dans un même établissement, illustrant des choix brutaux pour les équipes.
Ces opérations de restructuration, même lorsqu’elles s’accompagnent de créations ailleurs, désorganisent les services et dégradent les conditions de travail.
Les personnels administratifs·ves subissent des dégradations continues des conditions de travail.
La CGT avait proposé une expertise sur les secrétaires généraux de l’académie. Cette enquête a été validée par l’ensemble des organisations syndicales puis par la FSSS-CT. Le Recteur Benmiloud avait refusé de mettre en place cette expertise. Les organisations syndicales ont fait connaître leur désaccord sérieux et persistant.
L’ISST a ensuite validé cette demande. L’inspection du travail a donc été saisie.
Pas de nouvelle à l’heure actuelle. Le secrétaire général s’était engagé à solliciter l’inspection du travail. Il devait nous transmettre ce courrier.
Nous demandons que les membres élu·es du CSA académique soient destinataires de ce courrier.
Nous demandons que la réorganisation des agences comptables soit suspendue !
Réponse : Relance mais pas de courrier du secrétaire général.
Demande de la CGT de faire une relance de l’inspection du travail.
DRH : a rassuré collègue inquiet. Trop d’agitation autour de ces annonces.
Une gestion à flux tendu des personnels administratifs
Les créations de postes administratifs et les rehaussements de catégories peuvent apparaître comme des signaux positifs.
Mais en réalité :
seulement 6 requalifications SAENES en AAE
des promotions dépendantes des effectifs
soit une gestion extrêmement contrainte, sans vision globale
Cette politique revient à gérer les personnels au plus juste, voire au plus bas, en maintenant les services sous tension permanente.
Mobilité IASST : peu de postes, beaucoup de contraintes
Le bilan des lignes directrices de gestion mobilité est particulièrement éclairant.
On constate :
un nombre limité de possibilités d’accueil (ex : 5 postes ADJAENES, 4 ATRF)
un volume important de candidatures, souvent sur peu de postes
une mobilité largement contrainte par les situations individuelles (rapprochement de conjoint, situations sociales…)
Autrement dit : les personnels veulent bouger, mais le système ne leur en donne pas les moyens.
La faiblesse des postes offerts et la rigidité des affectations contribuent à bloquer les parcours professionnels et à générer de la frustration.
Vote contre unanimement des organisations syndicales
Vote santé social
Contre CGT
Abstention FO
Pour les autres
Explication de vote de la CGT : a voté contre ces créations de postes car le nombre d’infirmier·es scolaires et d’AS est très insuffisant.
Carrières : des perspectives trop limitées
Le bilan des carrières IATSS montre également des possibilités de promotion très limitées.
Par exemple : seulement 28 promotions par liste d’aptitude tous corps confondus.
Ce volume est très insuffisant au regard du nombre d’agent·es concerné·es.
Cela confirme une réalité bien connue des personnels :
des carrières longues
peu de perspectives d’évolution
une reconnaissance insuffisante des qualifications et de l’engagement
Suppression des postes de laboratoire : un choix politique grave
La suppression de 4 postes de personnels techniques de laboratoire en collège, dont un à Cusset et trois dans le Puy-de-Dôme, est inacceptable.
Même s’il s’agit de postes vacants, cette décision s’inscrit dans une politique assumée de disparition progressive de ces métiers.
Pour la CGT Éduc’action, c’est un choix grave.
Remplacer ces personnels par des heures dites de « vaisselle » :
dégrade les conditions de travail des enseignant·es
appauvrit les conditions d’enseignement en sciences
supprime des compétences essentielles dans les établissements
Salaires : le cœur du problème
Dans ce contexte, la question salariale reste centrale.
Les personnels administratifs et techniques subissent :
un déclassement salarial
une perte de pouvoir d’achat continue
une reconnaissance insuffisante
Les mesures actuelles, largement indemnitaires, sont inégalitaires et insuffisantes.
Le compte n’y est pas.
Sans revalorisation significative : les difficultés de recrutement vont s’aggraver
les mobilités vont se bloquer davantage
la crise d’attractivité va s’amplifier.
Nos exigences
Face à ces constats, la CGT Éduc’action exige :
l’arrêt des suppressions de postes, notamment dans les laboratoires
des créations de postes à la hauteur des besoins réels
une politique de requalification ambitieuse et massive
des perspectives de carrière élargies
une mobilité choisie et facilitée
une revalorisation salariale indiciaire pour toutes et tous
Les choix présentés aujourd’hui traduisent une gestion comptable du service public d’éducation.
Ils ne permettent ni d’améliorer les conditions de travail, ni de répondre aux besoins des établissements.
La CGT Éduc’action continuera à porter une autre ambition : un service public renforcé, avec des personnels reconnus, formés, et correctement rémunérés.

