Mardi 17 mars 2026, environ 250 personnes ont manifesté dans les rues de Thiers pour dénoncer la baisse des moyens et les suppressions de classes dans leurs établissements.
La manifestation est partie du Pontel, groupe scolaire rassemblant le lycée Montdory et le collège Audembron en direction de la place de la Mairie. Une délégation a été reçue pour la Sous-préfète du Puy-de-Dôme.
Le lycée Montdory s’est fortement mobilisé, avec plus de 50 % de ses enseignant·es en grève. Les personnels dénoncent une baisse d’heures dans leur DGH ainsi que le retrait de leur établissement du dispositif « lycée fragile ». Cette diminution des moyens se traduira, dès la rentrée prochaine, par la suppression de classe, alors même que le nombre d’élèves ne diminue pas. Les classes sont déjà surchargées, ce qui compromet gravement la qualité de l’accompagnement des élèves.
De nombreux·ses lycéen·nes étaient présent·es dans la manifestation pour exiger des moyens pour leur avenir. Ils et elles chantaient : “Une classe en moins ce n’est pas rien, c’est les élèves qui en pâtiront demain”
Les personnels du collège Audembron ont également exprimé leur colère. Dans cet établissement classé REP, où les classes atteignent déjà 27 élèves, la suppression d’une classe de 5e et d’une classe de 3e pour la rentrée 2026 est inacceptable. Ils et elles dénoncent également le plan « 800 collèges », qui ne répond en rien à l’urgence des besoins. Ce dispositif alourdit le travail des équipes par une multiplication de réunions et de projets imposés, pour espérer seulement quelques miettes d’heures supplémentaires.
Les personnels du lycée professionnel Germaine-Tillion étaient également présent·es. Ils et elles dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, notamment avec la réforme du lycée professionnel. Celle-ci désorganise l’année de terminale Bac professionnel, réduit les heures d’enseignement et augmente les périodes de stages en entreprise. Cette situation complique fortement la recherche de stages — pourtant indispensables à l’obtention du diplôme — et expose les élèves à des risques accrus (produits dangereux, accidents du travail, violences sexistes et sexuelles…).
Les personnels alertent aussi sur un management de plus en plus toxique dans les établissements, générant un mal-être croissant chez l’ensemble des agent·es.
Aux côtés des établissements thiernois, des personnels venus de tout le département se sont mobilisés pour exiger des moyens à la hauteur des besoins, partout dans le Puy-de-Dôme et au-delà. Alors que les classes débordent, ce sont 4 000 suppressions de postes d’enseignant·es au niveau national qui sont annoncées pour la rentrée 2026 !
Seule la mobilisation collective permettra de faire reculer le gouvernement et d’imposer des moyens pour le service public d’éducation !
Le combat continue :
Grève et mobilisations lors des CSA académique et départemental contre les suppressions de 120 postes dans l’académie :
- Mardi 24 mars, 14h : rectorat de Clermont-Ferrand
- Mercredi 25 mars, 9h : lycée Sidoine-Apollinaire, Clermont-Ferrand


