🔴 Carte scolaire 2026 : quand l’austérité étouffe nos collèges !

 Document du Rectorat pour le Puy-de-DĂ´me ici

L’académie de Clermont-Ferrand vient de dévoiler sa carte scolaire pour la rentrée 2026. Derrière des chiffres froids et des tableaux techniques se cache une réalité brutale : une réduction drastique des moyens, une dégradation programmée des conditions d’enseignement, et une logique comptable qui sacrifie l’école publique sur l’autel des économies.

 đ꓉ Des chiffres qui accusent, une politique qui divise

Les prévisions officielles le confirment : -194 élèves dans les collèges de l’académie. Une baisse modeste, presque anecdotique. Pourtant, la réponse de l’institution est sans nuances : -17 divisions supprimées, soit une réduction des moyens presque deux fois plus rapide que celle des effectifs.

Résultat ? Une équation simple, mais redoutable : Moins de classes + autant (voire plus) d’élèves = des salles de cours surchargées, des enseignant·es épuisé·es, des apprentissages dégradés.

En 2025, un élève de collège évoluait dans une classe de 25,8 élèves en moyenne. En 2026, il en comptera 26,1 – une hausse qui, si elle semble minime, dissimule des disparités criantes entre établissements, où certaines classes frôleront (voire dépasseront) les 30 élèves.

 đźŹ« Des Ă©tablissements sacrifiĂ©s, des territoires abandonnĂ©s

Cette carte scolaire n’est pas une simple adaptation à la baisse démographique. C’est une offensive contre l’école publique, menée division par division, collège par collège.

  • Ă€ Gerzat : -25 Ă©lèves, mais -2 divisions.
  • Ă€ Thiers : -13 Ă©lèves, mais -2 divisions
  • Ă€ Ceyrat, Courpière, Besse-et-Saint-Anastaise : des fermetures de divisions qui transforment des classes dĂ©jĂ  tendues en espaces de “surpopulation” scolaire.

Pire encore : certains collèges voient leurs effectifs augmenter sans qu’aucune division supplĂ©mentaire ne soit créée. 

  • Pont-du-Château (+18 Ă©lèves, 0 division), 
  • Champeix (+17 Ă©lèves, 0 division)…

Là, la logique n’est plus comptable. Elle est punitive.

Et les territoires ruraux ? Ils paient le prix fort. Des collèges déjà fragiles, comme ceux de Besse-et-Saint-Anastaise ou La Monnerie-le-Montel, voient leurs divisions fondre, mettant en péril leur existence même. Moins de classes, c’est moins de diversité pédagogique, moins d’attractivité, et à terme… la menace de fermeture pure et simple.

 Cette carte scolaire n’est pas une fatalitĂ©. C’est un choix.

Pour la CGT Éduc’action, c’est inacceptable.

✊ Nos exigences, nos combats

Face à cette offensive, nous refusons la résignation. Nous exigeons :

✅ L’abandon de toutes les suppressions de divisions.
✅ Des effectifs réduits par classe, pour un enseignement de qualité : 20 élèves maximum dans tous les collèges hors éducation prioritaire, 15 élèves maximum dans les collèges REP et REP+.
✅ Un plan de “sauvetage” pour les collèges ruraux.

Cette carte scolaire n’est pas une simple formalité administrative. C’est une déclaration de guerre contre l’école publique. Et nous ne laisserons pas faire.

 đź“˘ L’heure est Ă  la mobilisation.

Ensemble, faisons entendre notre colère. Ensemble, imposons une autre politique pour nos collèges, pour nos Ă©lèves, pour nos mĂ©tiers. Toutes et tous en grève le 31 mars (RDV  11h devant le Rectorat de Clermont-Ferrand)

La CGT Éduc’action sera à vos côtés dans ce combat.

Rejoignez-nous. Agissons !

CGT Éduc'action Clermont-Ferrand