Les personnes vulnérables seraient-elles mieux loties avec des masques chirurgicaux?

Masques de type 2 distribués par le Rectorat de l’académie de Clermont-Ferrand à ses personnels vulnérables

Avant cette crise, le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) privilégiait le port de masques chirurgicaux pour les personnels en contact avec le public et les personnes se rendant dans des lieux publics” en cas de pandémie. Le port du masque FFP2 était réservé aux personnels directement exposés à un risque élevé, notamment les professionnels de santé. Déjà à l’époque, cette explication un peu vaseuse s’expliquait quand on savait qu’un masque chirurgical coûtait beaucoup moins cher, pouvait être stocké plus facilement et qu’il n’y avait pas de date de péremption, contrairement aux masques nettement plus efficaces : les FPP2 et FPP3.…

C’est dire si le masque chirurgical est une solution au rabais. Or, à la rentrée, nombre d’établissements n’ont pas eu de masques chirurgicaux à proposer aux personnes vulnérable alors même que l’administration savait pertinemment qui était vulnérable du fait des certificats d’isolement. Pire quand des masques spécifiques ont été fournis aux personnes vulénrables, ils ne répondent pas à cette appellation de masques chirurgicaux…

Après avoir contraint les personnes vulnérables à reprendre le travail, Jean-Michel Blanquer continue à les mettre en danger. Ferait-il des économies en oubliant les responsabilités de l’employeur énoncées clairement dans le Code du Travail à l’article L. 4121-1 ?  Outre de diminuer le risque, l’employeur est aussi tenu de l’empêcher. Empêche-t-on réellement les risques en ne fournissant pas les masques adéquats et en n’aménageant pas le poste des personnels vulnérables tenus de faire cours devant des classes toujours aussi nombreuses ?

Vivons-nous encore dans le pays des droits de l’Homme puisque le travailleur n’a plus accès à ses droits ?

La CGT Éduc’action encourage toutes ces travailleuses et travailleurs à prendre contact avec notre syndicat pour faire valoir leurs droits. L’employeur est dans l’obligation d’assurer la sécurité des salarié.e.s. Il néglige actuellement sciemment les obligations de la directive-cadre européenne du 12 juin 1989 qui oblige notamment l’employeur à prendre des mesures adéquates pour rendre le travail plus sain et sûr : il doit ainsi évaluer les dangers, faire participer les travailleurs à élaboration des mesures adéquates ayant pour seule finalité d’éliminer les risques à la source et il doit produire des protocoles efficients qui sont réévalués régulièrement.