Lettre aux aesh, vers une journée d’action

La CGT Educ’action initie un travail permanent de recueil de vos questions, difficultés, revendications qui sont portées au niveau local et national.

Autant de raison pour construire des stratégies à petite ou grande échelle (il n’y a pas de petit combat), aussi nous vous proposons de prendre contact avec la CGT Educ’action (nous organiserons certainement une réunion d’information syndicale le 7 février en visio conférence) pour préparer une grande journée d’action des AESH le 11 février, anniversaire de la loi de 2005. Nous serons en vacances (peut-être pas pour certain.ne.s qui seront sur un autre emploi) mais trouvons les forces, le nombre pour faire une grande démonstration .
Aussi pour préparer cette journée, pourriez-vous envoyer par le téléphone (au 06 01 95 99 03) ou par mail au 03@cgteduc.fr :  une photo de vous de face ou de dos (si vous ne voulez pas être reconnu.e) avec une revendication écrite sur un papier et de manière lisible. Si vous le souhaitez vous pouvez aussi le faire sous forme vidéo.
Voici les différents thèmes qui sont recensés que vous pouvez alimenter
1/ Salaire, précarité, prime, indemnité compensatrice :Aucune valorisation n’est prévue, des rattrapages de salaires n’ont même pas encore été engagés, dans notre académie, il y a eu des retard de paiement des salaires en décembre.Toujours pas de prime REP et REP+L’indemnité compensatrice à l’augmentation de la CSG n’est toujours pas versée, sans doute pas avant mars(en cours de contrat et qui doit et avoir été signé avant le 1er janvier 2018 sans interruption de renouvellement)

2/  40% des AESH sont  HT2 (celles et ceux géré.e.s par les Ets)
Il existe deux types de recrutement pour les CDD : soit par l’État (DSDEN) soit par un établissement public local d’enseignement (EPLE). Les AESH recruté·es par l’État sont rémunéré·es sur le Titre II (T2) avec le budget de l’État et les AESH recruté·es par un établissement mutualisateurs (EPLE) sont rémunéré·es sur le Hors Titre II (HT2) avec le budget de l’EPLE.
La conséquence est grave : les AESH sont privé/e/s de droits sociaux comme les CESU, chèques vacances, accès à l’ENSAP.
3/ AESH Référent.e
Sans réelle valorisation salariale (prime de 43€ mensuel)
Pas d’évolution de carrière, ni statut
Aucune obligation d’augmentation de la quotité horaire (dans l’Allier ce sera 75%)
Aucune formation prévue
Affecté.e.s sur des tâches de remplacement en priorité quand il y aura besoin (dévoiement total!)

4/ Manque de considération, mépris, affectation à des tâches qui ne relèvent pas des missions. Ceci va être amplifié par les PIALs
Multiplication des notifications mutualisées et donc augmentation du nombre d’élèves accompagnés qui bénéficient de moins d’heures, extension des zones géographiques de travail, changements d’emplois du temps incessant, lieux de travail mobiles, interventions indifférenciées 1er et 2nd degré sans respect des souhaits = perte du sens du métier, aggravation de la situation financière, surcharges de travail, expositions à des risques pour la santé…Des chefs d’établissement exigent de justifier les heures connexes, voire de les utiliser pour accompagner des élèves (pas forcément notifiés) ou pour accomplir des tâches qui ne relèvent pas de la fonction (administratif, surveillance, vie scolaire, encadrement groupe d’élèves, aide aux apprentissages pour des élèves sans notification d’accompagnement, remplacement d’ ATSEM, entretien des locaux, des classes…)AESH et sens du métier : Des textes de cadrage mais la réalité sur le terrain est toute autre
Invisibilité des AESH dans les équipes éducatives (Il arrive qu’on leur interdise toute communication avec les familles et les professionnels qui les suivent)
Défaut de communication et d’information des enseignants, des parents… du rôle et des missions de l’AESH. Ce qui a pour effet de créer des tensions, d’installer des pressions sur les AESH pour peu qu’ils.elles rappellent les textes de cadrage.

5/ Formation : insuffisante et inadaptée.

6/Santé au travail, situation aggravée par le contexte sanitaire et le manque de protection (matériel et de textes de cadrages sur la question de la vulnérabilité)
Non reconnaissance des valeurs qui entraine une grande souffrance au travail et un sentiment d’isolement sans soutien de la part de la hiérarchie.
Le ministère n’a pas pris en compte la spécificité de l’accompagnement et donc de gestes et postures propres au métier d’AESH où la distanciation et le comportement des élèves exposent fortement l’agent.e.
Aucune mesure de protection adéquate n’a été prise pour les protéger ! Pas de dotation en masques ou des masques DIM, rareté des masques inclusifs souvent inadaptés et fragiles !     

7/ Le multi-employeur (education nationale et collectivité)