PROPOSITION DE LOI DU 12 MAI SUR LES DIRECTIONS D’ÉCOLE L’ANALYSE CGT EDUC’ACTION DU PUY-DE-DÔME

Une nouvelle proposition de loi concernant les directeurs et directrices a été déposée à l’Assemblée Nationale par le députée LREM Cécile Rilhac (l’autrice de la précédente proposition de loi sur les EPSF) le 12 mai 2020. L’analyse CGT :

DES DIRECTEURS ET DIRECTRICES TOUJOURS CORVEABLES A MERCI SUR LESQUEL.LE.S PESERAIT L’ESSENTIEL DE LA RESPONSABILITE JURIDIQUE ET PENALE EN CAS DE PROBLEME

Cette proposition de loi, sous couvert de reconnaissance du travail des directeurs.trices, entérine en réalité la logique de déresponsabilisation totale de la hiérarchie de l’Éducation Nationale et des IEN.

En rendant le/la directeur.trice « délégatoire de l’autorité académique », le projet de loi introduirait la division des équipes, accroîtrait sa charge de travail, et surtout transférerait sur les directeurs.trices une large part de la responsabilité juridique et pénale liée à un emploi fonctionnel.

La période actuelle montre à quel point la hiérarchie de l’Éducation Nationale entend se défausser de sa responsabilité sur les directeurs.trices, en matière d’organisation, de responsabilité mais aussi de responsabilité en terme de santé sécurité au travail.

UNE RECONNAISSANCEFINANCIERE INSUFFISANTE ET DONT SERAIENT EXCLUES LES DIRECTEURS.TRICES DE PETITES ECOLES

Si le projet de loi prévoit une revalorisation des indemnités de direction, ce dont la CGT ne peut que se réjouir au vu de la faiblesse des traitements et de l’importance de la charge de travail, le compte n’y est toujours pas : les directeurs.trices des petites écoles (moins de 4 classes) en sont exclue.e.s, les montants évoqués restent dérisoire au regard de la charge de travail (150€ brut par mois de 1 à 3 classes, 220 € brut par mois pour 4 à 9 classes, 270€ brut de 10 à 13 classes et 300€ brut au delà de 13 classes). Encore une fois, les écoles rurales seront donc laissées au bord du chemin.

C’EST D’AIDE HUMAINE DONT LES DIRECTEURS.TRICES ONT BESOIN DONC DE REPARTITION DES TÂCHES DANS L’EQUIPE ET D’EMPLOIS STATUTAIRES POUR LA VIS SCOLAIRE ET LE TRAVAIL ADMINISTRATIF

Plutôt qu’un rôle hiérarchique qui n’aura pour effet que de diviser les équipes et introduire des tensions inutiles entre professeur.e.s d’une même école, la CGT Educ’Action pense que la réponse à trouver à la charge de travail grandissante des directeurs.trices se trouve dans la collégialité au sein des écoles : des moyens de décharge en quantité supplémentaire dans toutes les écoles y compris les plus petites, la possibilité de partager les décharges au sein de l’équipe pour une direction collégiale et une répartition des tâches administratives, la création d’emplois administratifs et de vie scolaire dans les écoles, sous statut de fonctionnaire, afin d’aider les directreurs.trices dans l’exercice de ces tâches.

METTRE FIN AUX TÂCHES ADMINISTRATIVES INUTILES, REFUSER D’EFFECTUER LE TRAVAIL DES IEN A LEUR PLACE, REFUSER LE FLICAGE DES EQUIPES

Soulager les directeurs.trices d’une charge de travail exponentielle, passe aussi par l’arrêt des tâches inutiles et relevant du flicage hiérarchique telle que l’enquête VALERE en cours actuellement, que la CGT Educ’Action appelle par ailleurs à refuser dans l’immédiat. Ce n’est pas aux directeurs.trices d’assurer la mission des IEN, et la CGT Educ’Action dénonce la logique de flicage des personnel.le.s que sous-tend une telle enquête.

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