Pétition : Maria, Martini, Muhamed et Sultan doivent rester parmi nous !

Pétition à l'initiative de RESF 63 adressée au Préfet du Puy-de-Dôme

 Maria et Martini sont scolarisés en maternelle à Mozac. Ils fréquentent régulièrement l’école et sont parfaitement intégrés parmi leurs camarades. Ils sont nés à Naples où leurs parents sont restés entre 2015 et 2018 après avoir fui la Serbie où leur sécurité n’était plus assurée. Adriana Mitrovic et Bojan Stankovic sont hébergés à Mozac depuis décembre 2019.

L’OFPRA leur a refusé le droit d’asile. La Commission nationale du droit d’asile les a déboutés. Ils sont aujourd’hui sous le coup d’une obligation de quitter le territoire (OQTF), obligés de quitter leur logement le 12 novembre.

La période de confinement sanitaire rend cette situation encore plus inacceptable. Déboutés du droit d’asile ils n’auront même pas droit à l’hébergement d’urgence. Deux enfants, nos élèves, les camarades d’école de nos enfants risquent de se retrouver à la rue avec leurs parents. Nous ne l’acceptons pas.

Muhamed et Sultan sont scolarisés à l’école élémentaire Edouard Herriot à Clermont-Ferrand. Ils ont régulièrement fréquenté l’école maternelle à Montmarault et Victor Duruy à Clermont-Fd et sont aujourd’hui en CP et CE1 avec beaucoup d’assiduité.

Avec leurs parents monsieur et madame Avdulahu, ils sont hébergés en hôtel. Ils sont eux aussi menacés d’expulsion vers la Serbie, qu’ils ont fuie pour tenter de reconstruire une existence sereine en France.

Dans la période que connaît notre pays, nous pensons qu’il y a mieux à faire que d’expulser deux familles qui tentent de vivre paisiblement parmi nous, mieux à faire que d’arracher quatre enfants à leur scolarité et à leurs camarades de classe.

Dans une période où chacun veut s’employer à louer la force intégratrice de la laïcité de l’école publique, nous affirmons que Maria, Martini, Muhamed et Sultan doivent rester avec leurs camarades et leurs enseignants. Leurs parents ne doivent pas se retrouver à la rue.

Nous revendiquons pour eux un hébergement et un titre de séjour.

Ils vivent ici, ils restent ici.

Lettre de la CGT Éduc'Action 63 à l'inspecteur académique