Cité éducatives à Clermont-Ferrand : Pour nous, c’est non !

Cités éducatives à Clermont-Ferrand :
Refusons ce chantage ! Pour un véritable service public !

Le conseil municipal de Clermont-Ferrand a voté vendredi 1er octobre sa candidature pour obtenir le label “cités éducatives” pour le quartier Saint-Jacques, après l’avoir obtenu pour le quartier La Gauthière-Les Vergnes pour la rentrée 2021.

Voici plusieurs bonnes raisons de les refuser, comme nos collègues de Villejuif (94) qui ont réussi à obtenir par la mobilisation l’abandon de cette expérimentation mise en place par Blanquer :

● les cités éducatives, avec les Contrats Locaux d’Accompagnement, participent au démantèle- ment de l’éducation prioritaire à travers cette contractualisation des moyens et cette mise en concurrence des territoires ;

● c’est une atteinte au service public, avec l’intervention d’associations sélectionnées par l’État (“Agir pour l’école”, “les Entretiens de l’excellence”, “Odas”…) et financées par des grands groupes privés ravis de pouvoir s’immiscer dans l’appareil pédagogique des écoles et des collèges ;

● l’introduction d’une double hiérarchie : les cités éducatives seront pilotées, sans concertation avec les personnels, par une “troïka” (principal de collège, représentant de la commune et repré- sentant du préfet) au détriment de l’organisation démocratique et collégiale actuelle des écoles ;

● c’est une atteinte au statut de fonctionnaire avec un blocage systématique des postes de direc- teurs/directrices d’école. Leur profilage est une mise en cause des droits à l’égalité de traitement entre fonctionnaires et des droits à la mobilité ;

● les fonds attribués à chaque cité éducative (30 000 € par an) sont dérisoires au regard des be- soins, notamment en termes de personnels et de formation.

La CGT Educ’action 63 s’oppose à la mise en place des cités éducatives et exige de véritables moyens ministériels pour renforcer l’éducation prioritaire. Ceux-ci doivent permettre notamment une diminution des effectifs par classe avec un cadrage national et une refonte de la carte de l’édu- cation prioritaire (incluant les lycées) à partir des besoins et non des contraintes budgétaires.

Contact presse 

David ALIGUEN (Co-secrétaire départemental) : 07. 86. 82. 73. 98