Analyse et bilan des élections professionnelles 2022

Malgré les attaques patronales et gouvernementales qui l’ont visées ces dernières années, la CGT reste la première organisation de la fonction publique
suite aux élections professionnelles de décembre 2022. La CGT Éduc’action en particulier en sort renforcée et progresse en nombre de voix et en pourcentage
par rapport à 2022 au niveau national.

 

Pour la première fois, depuis la décentralisation et le transfert des TOS des établissements scolaires aux collectivités territoriales, la CGT Éduc’action devient représentative dans l’académie de Clermont-Ferrand et obtient un siège au CSA (ex CTA) avec 7,3 %, soit 674 voix. C’est 111 voix de plus, ce qui représente une augmentation de presque 20 % par rapport à 2018. La campagne dynamique et le travail de fond, les luttes, le suivi des dossiers ont permis d’imposer notre organisation comme une force qui compte dans l’académie.

Ce siège nous donnera davantage de moyens pour continuer à défendre les travailleuses et travailleurs de l’éducation nationale, pour exiger de meilleures conditions d’étude pour nos élèves et pour porter la vision d’une école qui forme, qualifie et émancipe.

Des résultats départementaux et catégoriels encourageants

Nous progressons en nombre de voix et en pourcentage dans les départements de l'Allier (+42 voix soit 28%), ce qui permet d’obtenir le siège au CSA départemental. De même que dans Puy-de-Dôme on observe +96 voix, où le CSAd échappe de peu à notre organisation (18 voix). Nous gardons le siège au CSA départemental du Cantal.

Des AED et AESH, dont les luttes ont permis d’obtenir des victoires partielles pour ces travailleuses et travailleurs, ont logiquement conforté notre organisation. Avec 99 voix supplémentaires par rapport à 2018, la CGT Educ’action de l’académie de Clermont-Ferrand gagne un siège à la CCP des agents contractuel.le.s et contractuels exerçant des fonctions de surveillance et d’accompagnement des élèves. Nous obtenons aussi deux sièges dans la CAPA du second degré qui regroupe certifié·es, agrégé·es, PLP, Psy-EN, CPE, professeur·es d’EPS.

Nous perdons le siège à la CCP non titulaires enseignantes et enseignants pour seulement quatre voix, malgré une nette augmentation des voix (+58 %). Nous progressons également dans tous les corps administratifs et chez les ATRF.

Ces bons résultats locaux et catégoriels récompensent le syndicalisme de lutte et de proximité que nous portons, même s’il reste encore beaucoup de travail à réaliser pour conquérir de nouveaux droits pour toutes et tous.

Une unité syndicale à renforcer

L’unité des organisations syndicales qui n’accompagnent pas les contre-réformes et portent un syndicalisme de lutte pour une école émancipatrice se pose de manière encore plus forte. Dans l’Éducation nationale, la FSU, Sud Éducation et la CGT Éduc’action progressent et deviennent majoritaires au niveau ministériel. Cette reconfiguration du paysage syndical national s’accompagne du reflux significatif dans les urnes des syndicats d’acceptation des reculs sociaux comme l’Unsa et CFDT. L’Unsa a cependant pu conserver sa position majoritaire dans l’académie, grâce en partie au large soutien dont il bénéficie auprès de la hiérarchie.

Ces deux pôles incarnent chacun à leur manière deux visions du syndicalisme, de l’École et plus largement de la société. 

La CGT Éduc’action continuera à porter une démarche unitaire dans les instances et dans la rue, sans exclusive, à commencer par la bataille imminente pour défendre nos retraites. Les prochaines élections professionnelles doivent être l’occasion de mettre en débat l’unité des syndicats de lutte et de transformation sociale, c’est-à-dire la CGT, la FSU et Sud.

CGT Éduc'action Clermont-Ferrand