AESH, un vrai statut, un vrai métier : vers une ouverture ministérielle ?
La CGT Educ’action continuera de porter ses revendications
C’est dans une large intersyndicale qu’une pétition au printemps dernier a été lancée, une majorité des syndicats de l’éducation se sont réunis pour revendiquer l’évidence de la nécessité d’un statut pour les AESH. C’est dans ce cadre que de nombreuses manifestations, rassemblements et événements ont été menés un peu partout en France . La pétition a dépassé a atteint les 104 000 signatures : c’est un enjeu qui dépasse les AESH, c’est un enjeu pour toute l’école et même un enjeu de société ! Par ailleurs, les parents ont été très sensibles à cette initiative.
C’est dans ce cadre collectif qu’une audience au ministère avait été sollicitée en novembre dernier: après plusieurs relances les organisations syndicales ont enfin été reçues rue de Grenelle, mardi 27 janvier par les ministères de l’éducation et de l’agriculture.
La CGT Educ’action a su se saisir de l’audience pour une nouvelle fois dénoncer la précarité dans laquelle se trouve les AESH, mais aussi témoigner des conditions de travail , des difficultés quotidiennes auxquelles les AESH sont confronté·es tant d’un point de vue financier que des difficultés liées à l’absence de cadre statutaire du métier.
La CGT Educ’action est revenue sur le rejet du 7 janvier de la proposition de loi au Sénat visant à intégrer les AESH dans un corps de fonctionnaire, notamment sur les propos tenus lors des débats : le mépris perceptible par le « quasi-statut » prononcé par E. Geffray mais aussi la remise en question du temps de travail : 24h devant élève, c’est un temps complet, AESH est un vrai métier qui n’en attend aucun autre ! C’est ignorer nos missions et notre quotidien que de prétendre le contraire !
Ce fut l’occasion de pointer les différents mensonges et discours qui créent confusion et découragement quant à la reconnaissance de notre métier. ( mobilité, niveau bac, concours, temps de travail…
Les AESH effectuent des missions pérennes, l’obtention d’un statut de fonctionnaire participerait à la revalorisation du métier qui plus est fortement féminisé (94% des AESH sont des femmes).
La CGT Educ’action a fait part de ses craintes du déploiement des PAS sur le même schéma que les PIAL ont pu l’être en 2019 avec 1/3 de démissions qui s’en sont suivies. Ne faudrait-il pas s’attendre à un impact semblable avec les PAS ?
La CGT Educ’action s’est positionnée sur la nécessité de formations avant prise de fonction, mais aussi sur la formation continue avec notamment des besoins de formations communes avec les enseignants.
Une avancée dans nos combats ? Les ministères se sont déclarés ouverts à l’étude d’un statut pour les AESH, : selon E. Geffray, « la création d’un statut pour les AESH n’est plus une question de débat mais de chantier » La mise en place de groupes de travail a été proposée, nous devrions avoir très vite un agenda : des études d’impact vont être menées mais également des groupes de travail (cadre des missions, périmètre d’un futur statut…) dans le cadre de la prochaine Conférence National du Handicap qui aura lieu fin juin-début juillet. De grands axes de travail vont être établis.
Comptez sur nous, nous ne l’oublierons pas et nous serons à l’œuvre pour bâtir notre statut !
Si nous pouvons nous féliciter d’une avancée dans les propositions, nous ne faiblissons pas pour autant sur les exigences de nos revendications, et nous continuerons à nous mobiliser pour obtenir ce qui nous revient.
Nous resterons mobilisé·es, avec l’appui des équipes, des familles et de l’ensemble de la communauté éducative.
Nous n’avons que trop attendu, le statut est un dû et c’est maintenant qu’il nous le faut !
Le ministère de l’éducation s’est engagé a fournir rapidement le cadre de gestion des AESH qui n’a fait l’objet que d’un seul groupe de travail, de nombreux sujets sont restés en suspend (jours de fractionnement, heures connesxes, sorties scolaires…)
Nous rappelons que dans notre académie la CGT Educ’action est au tribunal administratif pour l’application règlementaire concernant les jours de fractionnement.
Nos mobilisations sur de nombreuses journées d’action, la pétition ont réussi à ouvrir la voie, on continue le combat et nous aurons besoin de toutes les forces (pas uniquement des AESH) pour construire le rapport de force.
Ce qui se négocie dans les “salons” de Grenelle n’est rien sans une mobilisation massive des personnels.


Communiqué intersyndical ICI
