La CGT Éduc’action et la CGT Éduc’action Var expriment leur profonde émotion suite à l’agression extrêmement grave dont a été victime une enseignante au collège La Guicharde de Sanary ce mardi 3 février.
À ce stade, nous ne disposons pas d’informations précises et vérifiées sur les circonstances exactes des faits. Nous tenons donc à faire preuve de la plus grande prudence. Nous appelons notamment à éviter tout amalgame hâtif entre les éléments de vie personnelle ou familiale du jeune mis en cause, relayés par certains médias, et une quelconque explication simpliste ou déterministe de cette violence. Rien ne saurait justifier un acte aussi grave, et aucune situation individuelle ne peut être érigée en cause
générale.
Une nouvelle fois, nous déplorons le manque criant de politiques de prévention et d’accompagnement, que ce soit au sein de l’Éducation nationale ou de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Dans nos collèges, les moyens humains sont insuffisants : absence ou présence trop rare d’infirmier·es scolaires, nombre d’AEd insuffisant, manque de personnels médico-sociaux et éducatifs…
De façon générale, ces multiples carences en adultes dans les établissements fragilisent à la fois la scolarité des élèves et le travail des personnels. Tout ceci va à l’encontre d’un travail de prévention efficace et continu sur le long terme et, faute de moyens et de coordination suffisante, trop d’enfants se retrouvent dans des classes surchargées où leurs difficultés, bien qu’identifiées, ne peuvent pas être réellement prises en charge.
Pour mémoire également, le Var fait partie des départements les plus chargés en termes de ratios élèves/enseignant·es, élèves/psychologues scolaires et élèves/médecins scolaires avec une situation structurelle alarmante. La non-adéquation de certains dispositifs d’accompagnement personnalisés et l’écart entre les besoins réels du terrain et les moyens alloués aggravent encore ces tensions.

