SPÉCIAL 8 MARS : Journée de lutte pour les droits des femmes

TOUJOURS OUBLIÉES !
Un an que notre système scolaire et ses personnels font face afin de maintenir la scolarisation de l’ensemble des élèves. Loin de réfléchir dans la durée, notre ministre enchaîne les annonces contradictoires, tardives, dangereuses et met sous pression extrême le
système éducatif. La COVID 19 a des conséquences sociales, économiques et scolaires, en particulier pour nos élèves les plus fragiles. Nous avons donc besoin de personnels, pour y remédier. Mais non, la dotation ministérielle pour la rentrée 2021 c’est 1800 postes supprimés dans le second degré !
Nous faisons face à une pandémie, l’UNESCO alerte sur les dangers pour l’École, mais en France on ne change rien aux habitudes austéritaires ! Quel rapport avec le 8 mars et le combat pour l’égalité femmes hommes ? C’est que le ministère de l’Éducation nationale est constituée à 71% de femmes. Comme dans le commerce ou la santé, les premières lignes ce sont d’abord des femmes. Ce sont donc des femmes qui voient leurs conditions de travail continuer de se dégrader !
Cette année encore, aucune création de postes de CPE, d’infirmier·ières ou d’assistant·es de service social, d’AESH, d’AED… Nos élèves ont besoin d’enseignant·es mais aussi de personnels santé-sociaux, d’autant plus dans la période de crise sociale majeure que subissent de plein fouet les familles. Ce manque se répercute le plus souvent sur les enseignantes qui récupèrent des élèves en détresse, allant bien plus souvent vers les femmes pour se confier.
Cela génère une charge mentale conséquente. Ce manque de création de postes médico-sociaux alerte d’autant plus vu l’actualité autour du mouvement #metoo inceste. Comment l’École peut-elle jouer son rôle dans la protection de l’enfance sans les personnels formés et dont c’est le métier ? Des postes supprimés, le gel du point d’indice confirmé et le taux d’heures supplémentaires qui continue d’augmenter : c’est la solution miracle du « Grenelle ». Là encore, quand on gèle les salaires de l’Éducation nationale, on bloque les salaires d’une profession à 71% féminisée. La nouvelle grille de rémunération des AESH (quasiment que des femmes), affiche un déroulé de carrière aboutissant à 1700 euros par mois au dernier échelon. On est loin du rattrapage salarial entre les femmes et les hommes ! Cette volonté d’augmenter les heures supplémentaires et l’indemnitaire va à l’encontre du plan égalité femmes-hommes en cours de signature au ministère. Les études de la DGRH le prouvent : les femmes sont systématiquement défavorisées par ce type de rémunération. Ce protocole est une première étape qui doit nous encourager dans le combat pour l’égalité professionnelle. À nous de pousser le gouvernement dans ses contradictions ! Si les droits des femmes sont la première cause de ce quinquennat il va falloir le prouver par des actes, en particulier dans notre ministère.

Des salarié.e.s de l’interpro, des retraité.e. de l’Allier témoignent et revendiquent