Les AESH ne connaissent ni l’abondance ni l’insouciance !

Organisation de la pénurie et mépris pour le métier

La rentrée 2022 ne sannonce pas bonne pour les AESH. Aucune revalorisation de la grille des salaires, poursuite des PIAL, manque de personnels Par contre, le gouvernement semble vouloir sengager dans une démarche du travailler plus pour gagner un peu plus En effet, il souhaite généraliser les 35h daccompagnement en cumulant interventions sur temps scolaire et périscolaire voire sur temps de centre de loisirs. Cela entraînerait une double tutelle et un double employeur (État / collectivité territoriale). Ce faisant, il exclut toute réflexion sur le sens réel du métier dAESH, sur le droit du travail, sur le temps de travail en présence et hors présence de lélève, sur limpact en termes de santé Ce projet porte une atteinte grave au métier !

Salaire : le compte ny est toujours pas
Aucune négociation sur la grille indiciaire na débuté malgré lengagement ministériel pris auprès des organisations syndicales reçues courant juillet. Rappelons que la grille en vigueur depuis 1 an est totalement obsolète et ne respecte pas lécart de 10 points dindice tous les 3 ans comme sétait engagé le ministère.

PIAL : illusion de linclusion, dégradation des conditions de travail
En réponse aux député·es le 2 août dernier, le ministre de lÉducation nationale affirmait vouloir renforcer les PIAL qui constituent pour lui une « réponse au niveau local ». Notre organisation rappelle que cette réorganisation du travail entraine de graves dysfonctionnements pour les personnels et les élèves : difficultés financières par létendue des déplacements, dégradation des conditions de travail (burn out, multiplication des tâches hors cadre des missions, mutualisation à outrance des heures daccompagnement et augmentation du nombre délèves par AESH) et détude des élèves (baisse scandaleuse du nombre dheures attribuées à chaque élève…).

Le gouvernement na toujours pas pris la mesure de lurgence !
L’année dernière les mobilisations des personnels ont été des succès incontestables, démontrant qu’ils et elles ne veulent rien lâcher de leurs revendications.
En cette rentrée, nous continuons d’exiger :
     • la révision immédiate de la grille de salaire pour le respect d’un écart de 10 points entre échelons.
     • la création d’un véritable statut de la Fonction publique de catégorie B, soit 1,4 fois le SMIC
     • la garantie d’une rémunération à temps complet pour 24h d’accompagnement élève, pour vivre de son travail en exerçant son métier ;
     • l’abandon des PIAL et de l’accompagnement mutualisé ;
     • une formation initiale de 24 mois et une formation continue ;
     • la prise en charge de tous les déplacements et la revalorisation des indemnités kilométriques.

Montreuil, le 5 septembre 2022