Education prioritaire : Il y a urgence pour une autre politique !

Donnons plus à celles-ceux qui ont le moins !

Pourquoi le projet Elimas veut liquider l’Éducation prioritaire ?

À chaque réforme, on nous explique que l’Éducation prioritaire ne remplirait pas sa mission : difficultés et inégalités qui perdurent, étiquette “stigmatisante” créant fuite des élèves les moins en difficultés et une ghettoïsation, multiplicité des labels non lisibles…Au prétexte que la carte des réseaux actuelle oublie les LP, les zones rurales défavorisées et les écoles isolées, une expérimentation dans les académie d’Aix-Marseille, Lille et Nantes va créer des “contrats passés entre les établissements et les rectorats sur la base de leur projet”. Selon la secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire, il y a aura un “cadrage et une grille d’indicateurs nationaux”. Or, instaurer un cadrage national avec des indicateurs (lesquels ?) et attribuer des moyens locaux par “projet”, c’est incompatible.

Cette réforme n’a qu’un seul objectif : réduire l’Éducation prioritaire au minimum tout en accentuant la concurrence entre établissement par ces contrats de trois ans. D’ailleurs, Nathalie Elimas dit elle-même que les moyens économisés pourraient servir ailleurs ou à “une autre politique de rémunération des enseignant.e.s.”. La CGT Éduc’Action s’oppose à cette expérimentation inspirée du rapport Azema-Mathiot et qui vise, à terme, à liquider les REP. Puisqu’effectivement lycées, ruralité “pauvre” et écoles isolées sont oubliés, elle exige leur intégration dans une carte refondée de l’Éducation prioritaire avec les moyens de cette extension.

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