Après le 10 avril, construisons la riposte !


À l’issue du 1er tour des présidentielles le duel Macron/Le Pen que beaucoup d’entre nous redoutions, aura bien lieu. C’est un coup terrible pour celles et ceux qui portent un projet de transformation de la société pour la justice sociale, prenant en compte les enjeux environnementaux et l’émancipation de toutes et tous.

La CGT Éduc’action s’est toujours mobilisée contre l’extrême droite. Parce que les idées réactionnaires et xénophobes n’ont pas leur place dans notre société, parce que les travailleurs et les travailleuses, comme le reste de la population, n’ont rien à gagner à voter pour un parti qui allie racisme et idéologie ultralibérale. Le projet d’École que nous propose le RN est un projet rétrograde qui représente un danger pour l’École publique, pour la liberté pédagogique, la liberté d’expression des personnels et surtout pour nos élèves, en particulier celles et ceux issu·es de l’immigration : roman national en histoire, répression des élèves sous couvert de restauration de l’autorité, casse de la voie pro au profit de l’apprentissage… mais rien sur un plan d’urgence pour les moyens. Le projet politique de l’extrême droite est à l’opposé de celui que porte la CGT Éduc’action et c’est la raison pour laquelle, pour elle, pas une voix ne doit aller à l’extrême droite.

Emmanuel Macron est grandement responsable de ce résultat, lui qui, par cynisme électoral, a contribué à rendre centraux les thèmes de l’extrême droite notamment par ses lois sécuritaires et son instrumentalisation/dévoiement de la laïcité. En ce qui concerne l’École, le projet de Macron constitue l’aggravation de ce qui nous a été imposé pendant 5 ans : tri social à tous les étages, renforcement des hiérarchisations intermédiaires, renforcement de la concurrence entre établissements, destruction du caractère national des diplômes…Par ailleurs, ce qui s’annonce au niveau social n’est guère plus réjouissant avec une réforme des retraites qui serait un nouveau coup dur pour les salarié·es de ce pays.

Quelle que soit l’issue de ces élections, les personnels de l’Éducation, par leur détermination, auront à imposer leurs revendications, que ce soit en matière de salaire, de conditions de travail, de moyens ou de projets éducatifs. D’ores et déjà la CGT Éduc’action appelle au 1er mai, journée internationale et unitaire des travailleuses et travailleurs et construira dès le second tour, aux côtés des personnels de l’Éducation, les mobilisations indispensables pour imposer un autre projet d’École et un autre projet de société.

Montreuil, le 14 avril 2022