Violences policières, xénophobie, discrimination : Ensemble, disons stop !

VIOLENCES POLICIÈRES, XÉNOPHOBIE, DISCRIMINATION
ENSEMBLE, DISONS STOP !

Depuis près d’une semaine maintenant, la colère gronde aux États-Unis suite à la mort de Georges Floyd. Ce triste évènement remet en lumière un mail qui guette et qui ronge la société américaine mais qui est aussi bien présent dans notre pays. Ces meurtres, volontaires ou non, ne connaissent pas de frontières. De Clermont-Ferrand aux États-Unis, la police tue : Wissam El Yamni à Clermont, Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise et bien d’autres sont eux aussi décédés de la même manière que Georges Floyd.

Pour Wissam, 8 ans après, sa famille réclame toujours justice dans un dossier où le mensonge et les autopsies contradictoire (soit disant une malformation ayant entrainé la mort…) ont été la norme. Ce processus, bien rôdé, s’est réitéré pour Adama Traoré, ou, encore aujourd’hui, de nouveau diagnostiques racistes, mensongers et contradictoires, parlent d’un décès imputable à une santé fragile. Même argument, même logique qui, aujourd’hui, est aussi utilisé outre-Atlantique pour tenter de disculper les policiers qui ont tués Georges Floyd.

Face à ces dénis de justice, la révolte gronde et les paroles se délient. En France, quand une personnalité dit avoir peur de la police (La chanteuse Camélia Jordana récemment), elle s’expose à des poursuites et se fait réprimander par un ministre de l’Intérieur qui préfère s’inscrire dans le mensonge et la cruauté, refusant de questionner la réalité et pour cause : la police est une arme efficace pour préserver les intérêts du gouvernement.

En moyenne, 12 personnes meurent chaque année de violences policières, 12 de trop ! D’ailleurs, durant la période de confinement récente, 12 personnes sont mortes entre les mains de soit disant “gardiens de la paix”. 2020 s’annonce déjà comme l’année la plus meurtrière sur ce tableau-là, c’est insupportable !

Au lieu de condamner et de sanctionner les fautifs, le gouvernement cherche par tous les moyens à protéger les coupables. Dans ce contexte, Éric Ciotti, député Les Républicains des Alpes-Maritimes, a proposé une loi pour interdire la diffusion d’image de la police. Quel aveu ! L’argument “Quand on n’a rien à se reprocher, on n’a pas peur” ne s’appliquerait-il que quand on parle de jeunes ayant peur de la police ? Seules ces vidéos peuvent faire la lumière sur ce qu’il se passe et mettre en cause, aux yeux de toutes et tous, ces violences qui ne peuvent continuer d’exister !

Ainsi, avec la mort de Georges Floyd aujourd’hui aux États-Unis, se rouvrent les plaies d’un mal américain qui est en réalité un mal mondial. Les violences policières, physiques ou morales, sont présentes partout et les couches sociales opprimées y sont les plus exposées, les plus touchées. Les oppressions n’ont pas de frontières et c’est pour cela que ce qu’il se passe outre-Atlantique connait une résonance mondiale.

La CGT Éduc’action 63 réitère son soutien inconditionnel à toutes les victimes de violences policières, à leurs familles et à toutes celles et tous ceux qui subissent le racisme institutionnel, la xénophobie et la discrimination.

La CGT Éduc’action 63 continue de demander et lutter pour l”égalité réelle, pour la justice et la vérité, une lutte qui s’inscrit dans le progrès social que nous appelons de nos voeux pour le monde d’après.

La CGT Éduc’action 63 relaie l’appel au rassemblement du Collectif “Justice et vérité pour Wissam”
contre les violences policières en France et dans le monde.

RASSEMBLONS-NOUS NOMBREUSES ET NOMBREUX !
VENDREDI 5 JUIN – 18H – PLACE DE JAUDE – CLERMONT-FERRAND

38 réflexions sur “Violences policières, xénophobie, discrimination : Ensemble, disons stop !”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.