La CGT Educ’action de l’Allier veut des réponses, lettre à madame la DASEN et droit d’alerte CHSCTd

Les taux de contamination du COVID-19 (Delta ou Omicron) battent chaque jour des  records, et les taux en milieu scolaire, en cette rentrée de janvier, seront très élevés  comme toutes les estimations l’indiquent.  Pour freiner la circulation du virus, et éviter aussi, il faut bien le dire, une désorganisation  totale du service public d’éducation du fait d’une flambée des arrêts maladie chez les  élèves comme chez les personnels, il faut à un moment limiter les rassemblements dans  des milieux clos comme les écoles et les établissements scolaires qui restent de  formidables incubateurs (et cela d’autant plus vu les problèmes d’aération)…

  

Mais cette position est évolutive en fonction du contexte sanitaire global.
• Nous demandons l’installation de capteurs de C02 dans toutes les classes, capteurs indispensables pour surveiller la nécessaire qualité de l’air (le taux de CO2 doit être inférieur à 800 ppm).


• Nous demandons la mise à disposition de masques gratuits pour tous les personnels et pour les élèves, ainsi que des autotests. Plus particulièrement, nous demandons la mise à disposition gratuite de masques chirurgicaux et de type FFP2 pour les enseignants de maternelle et les AESH qui sont au contact d’enfants non masqués ou ayant du mal à gérer le port du masque.

• Nous demandons qu’il n’y ait aucune classe de plus de 15 élèves en cas de taux d’incidence global (examiné à une échelle infra-départementale) supérieur à 800 cas pour 100 000 habitants, et cela pour tous les niveaux scolaires : ce qui implique faute de remplaçants et, parfois aussi, d’infrastructures permettant des dédoublements, la mise en place d’une alternance maison / école, sans double travail pour les enseignants.
Cette mesure nécessite une anticipation pour prévenir les familles.


• En cas de taux d’incidence global (examiné à une échelle infra-départementale) supérieur à 1500, nous demandons de façon exceptionnelle la fermeture des écoles et établissements dans les zones concernées.

Les seuils que nous donnons sont hauts et permettent ainsi si nécessaire en dernier recours les fermetures.
La CGT, par ces propositions, cherche à éviter la multiplication des contaminations, donc la multiplication des arrêts sources de perturbation des enseignements. Les personnels ne comprendraient pas que nous continuions en janvier sans aucun changement fondamental par rapport à décembre.